Le rouleau n'est pas porteur, il est glissant

Le matériel d'origine « S » ® plus + LF prend en charge le décalage contrôlé d'un pont

L'eau a toujours été importante à Erkner, une petite ville riche en lacs dans la banlieue sud-est de Berlin. En 1822, deux tiers des familles vivent de la batellerie. En 1842, la ligne de chemin de fer Berlin-Francfort est ouverte, avec un arrêt à Erkner. Le tourisme devient une source de revenus supplémentaire.

L'eau et les chemins de fer jouent encore un rôle essentiel à Erkner en avril 2009. Un pont ferroviaire à deux voies, sur la route reliant Berlin Est à Francfort sur l'Oder, et passant par le Flakenkanal à Erkner, doit être remplacé. Le vieux pont en treillis d'une longueur de près de 60 mètres est rouillé, une restauration ne serait pas rentable.


Le pont, long de 58 mètres, pèse 600 tonnes

Le nouveau pont en bow-string, qui par cette journée ensoleillée d'avril se trouve sur le pré vert juste au bord du canal et attend d'être embarqué, mesure 58 mètres. Et c'est là le véritable défi de la travée en acier de 600 tonnes. Alors qu'à quelques mètres seulement, le trafic des trains, qui ne circulent plus que sur une voie, se poursuit sur le vieux pont en treillis, le fabricant Stahlbau Plauen de la région du Vogtland, ainsi que l'entreprise Eisenhuth Montageingenieure Dortmund, ont pour mission de monter le nouveau pont au-dessus du canal, en parallèle et avec peu de distance seulement.

En 1997, l'équipe d'ingénieurs de montage expérimentés sous la direction de Eckhard Eisenhuth s'est spécialisée dans le déplacement de charges extrêmement lourdes. Cependant, malgré les nombreuses années d'expérience : l'opération de décalage progressif prévue est une gigantesque entreprise. Ainsi, Eisenhuth utilise pour le tirage et l'immersion un ponton qui, couché dans le canal, doit supporter temporairement un poids de 400 tonnes.

 

 


Le faible coefficient de frottement du plastique facilite la procédure de poussée

Pour ce faire, les ingénieurs de Dortmund ont développé une conception spéciale : sur le ponton de neuf mètres et demi de large et de 65 mètres de long, un ancien transporteur de troupes de l'armée populaire nationale, avec une capacité allant jusqu'à 1000 tonnes, reposent deux conteneurs de 20 pieds, sur lesquels s'appuie une construction en acier. Son extrémité supérieure est formée par quatre panneaux de plastique de deux mètres et demi de long et de 75 cm de large dans le matériel d'origine « S » ® plus + LF de la société Murtfeldt.

Le contact entre Eisenhuth et Murtfeldt est né suite à des projets communs à Dortmund. La bonne coopération a incité Eisenhuth à miser pour ce nouveau projet sur Murtfeldt Plastiques, qui est considéré comme le spécialiste de la fabrication et du traitement des profilés de glissement, guide-chaînes, guide-courroies, tendeurs de chaîne et pièces de machines individuelles en plastiques à faible friction.


La solution : le plastique haute performance de Murtfeldt

Il revient maintenant au ponton spécialement équipé de supporter le poids du pont, qui dépasse déjà en partie au-dessus du canal. Une tâche passive, car le ponton est utilisé uniquement comme un soutien supplémentaire pour le pont. En fait, le pont est poussé depuis le bord de la rive avec un vérin hydraulique, à travers le ponton. En outre, Eisenhuth a équipé la construction métallique sur le ponton de deux vérins hydrauliques, qui transfèrent leur force au moyen de tirants attachés au pont. À l'aide de ces presses semi-hydrauliques, le ponton peut être repoussé à pleine puissance contre le sens de la poussée.

C'est à ce stade qu'intervient le matériel d'origine « S » ® plus + LF de Murtfeldt, dont la tâche n'est pas vraiment de soutenir, mais surtout de favoriser le glissement : ce matériau favorisant extrêmement le glissement est conçu pour faciliter le décalage de manière significative grâce à son faible coefficient de frottement. On y ajoute un peu de savon, qui contribue à initier le mouvement.


Un trafic de trains intense complique l'installation du nouveau pont

C'est ce processus que l'on peut observer à l'aube de cette journée ensoleillée d'avril : alors qu'en haut, au niveau du pont et sur le pont, les derniers préparatifs ont lieu pour le décalage, un pousseur approche le ponton au niveau du pont. Ensuite, le ponton est inondé de 800 tonnes d'eau, jusqu'à ce qu'il soit assez profond pour pouvoir être manœuvré sous le pont qui flotte à moitié sur le canal. Une fois sous le pont, l'eau est évacuée - ce qu'on appelle l'assèchement dans le jargon. Le ponton perd du poids et remonte lentement. Jusqu'au moment où la construction en acier sur le ponton entre en contact contrôlé avec le pont.

Afin que le ponton n'aille pas frapper, lors de cette opération de couplage, le vieux pont de chemin de fer sur lequel les trains continuent toujours de circuler, il est tenu par quatre lignes de suspension sur les deux côtés de la rive, grâce auxquelles il sera guidé pendant la suite du décalage.


Énorme frottement statique

Maintenant commence le vrai tour de force : le décalage du ponton va commencer. Le vérin hydraulique se met lentement en marche, augmente son intensité jusqu'au maximum pour surmonter l'énorme frottement statique. Le pont se met en mouvement, glisse lentement vers la rive. Au bout de quelques mètres, il s'arrête. Jusqu'à ce qu'il atteigne l'autre côté, il y a encore un long chemin fastidieux. Car le pont peut être déplacé seulement jusqu'à un certain point. Maintenant, le ponton se trouvant sous le pont est tiré de nouveau en direction de la rive de départ, pour définir ainsi un nouveau point d'appui. Le processus est répété jusqu'à ce que le pont soit arrivé sur l'appui provisoire se trouvant sur l'autre rive.

Le soleil descend vers l'Ouest, la nuit tombe lentement. Et à la fin de cette journée épuisante, c'est fait : le pont a atteint l'autre rive et y a été fixé en toute sécurité. Encore une fois, le ponton est submergé, le contact avec le pont est interrompu. Le pousseur tire le ponton et le mène vers un repos bien mérité dans son port d'attache.


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Décalage d'un pont sur le Rhin à Wesel

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